286jours_couvfinal_HD1
Frédéric Boilet, Laia Canada
Les Impressions Nouvelles / coll. Traverses
Roman graphique
21.6 x 15.4 cm /
ISBN 978-2-87449-186-3
2014
36 €
Disponible
Dist. : Harmonia Mundi
Particuliers Belgique

286 jours est l’aboutissement d’une démarche commencée par Frédéric Boilet il y a vingt-cinq ans avec 36 15 Alexia et prolongée il y a douze ans avec l’Épinard de Yukiko, sur le thème du désir, du sentiment amoureux, du don réciproque entre l’artiste et son modèle. C’est la chronique sur le vif de l’histoire d’amour vécue avec Laia Canada, une jeune artiste espagnole, de la première rencontre à la séparation, de la passion érotique des premiers jours aux dernières crises de larmes. C’est un film de papier, un reportage en caméra subjective, un journal photographique très intime où le regard de l’homme et celui de la femme ne cessent de s’échanger, jusqu’à parfois se confondre. C’est aussi une déchirante déclaration d’amour où chaque lectrice, chaque lecteur retrouvera quelque chose de ce qu’il a vécu ou de ce qu’il aurait aimé vivre. Avec une audace un peu folle, 286 jours cherche à saisir l’impossible : le bonheur de l’instant, la fièvre des corps, la fragilité de la relation et finalement son mystère. Si le livre est cru, il est surtout d’une infinie délicatesse, au-delà de l’impudeur, et d’une invention formelle qui ne cesse de surprendre.

À propos de l’auteur

Frédéric Boilet

Né en 1960 à Épinal, Frédéric Boilet sort des Beaux-Arts de Nancy alors que paraît son premier livre (la Nuit des Archées, en collaboration avec Guy Deffeyes, 1983). Il collabore ensuite avec René Durand (les Veines de l’Occident, deux tomes chez Glénat), avant de rompre résolument avec cette époque en réalisant seul le Rayon vert, paru en 1987 chez Magic Strip. Il y expérimente une méthode de travail qui est encore la sienne aujourd’hui, et pour laquelle il recourt à la photo et à la vidéo : entre reportage de terrain et fiction, l’ouvrage, très remarqué, marquera un tournant dans sa carrière. 36 15 Alexia (Les Humanoïdes Associés, 1990) applique cette méthode à un récit d’inspiration autobiographique. La rencontre avec le scénariste Benoît Peeters oriente son travail vers des récits quotidiens teintés d’humour : Love Hotel (1993) et Tôkyô est mon jardin (1997) chez Casterman, et Demi-tour (1997) chez Dupuis.

Premier lauréat de la bourse annuelle de manga Kôdansha en 1993, Frédéric Boilet s’installe au Japon en 1997. En 2001, il organise l’Événement Nouvelle Manga à Tôkyô et publie l‘Épinard de Yukiko (Ego comme X), un ouvrage aujourd’hui traduit en neuf langues, puis Mariko Parade (en collaboration avec Kan Takahama, 2003). Ses bandes dessinées, illustrations et articles paraissent régulièrement dans la presse japonaise, aux tirages souvent extraordinaires (Big Comic, 900 000 ex., Asahi Shimbun, 8 millions d’exemplaires…), et seront rassemblés en France dans deux ouvrages : l’Apprenti Japonais (Les Impressions Nouvelles, 2006) et Elles (Ego comme X, 2007).

Premier auteur occidental à avoir réussi à s’imposer au Japon, il joue au fil des années un rôle de plus en plus actif entre BD et manga, adaptant en français Quartier lointain de Jirô Taniguchi ou l’Homme sans talent de Yoshiharu Tsuge, en japonais Petit Vampire de Joann Sfar ou l’Ascension du Haut Mal de David B. De 2004 à 2008, il crée et dirige successivement les collections Sakka et Sakka Auteurs chez Casterman, présentant pour la première fois en Occident les ouvrages de quelques uns des meilleurs auteurs de la bande dessinée japonaise, comme Kiriko Nananan ou Kyôko Okazaki.

 

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