auxpremieresheures
Serge Noël
maelstrÖm
Roman
14 x 20.5 cm / 300 pages
ISBN 978-2-87505-159-2
2013
16 €
Disponible

Aux premières heures d’un jour nouveau revisite le vieux mythe, usé par le XXe siècle, de la révolution.
Nous sommes en 2098. Dans une société ultra-marchandisée, où tout est affaire de cours en Bourse et de crédit bancaire, les femmes, éliminées de la concurrence sociale, n’apparaissant qu’en de rares occasions liées à l’intendance et à la reproduction. Un jeune homme, le héros malgré lui, s’ennuie.
Progressivement, s’adonnant à l’écriture poétique dans la clandestinité, il se trouvera au centre d’un faisceau d’événements d’abord anodins, qui vont concourir à l’effondrement du système dictatorial et de l’économie de marché sans partage.
Les femmes vont faire leur réapparition, à travers la découverte des aventures d’une poétesse ardennaise qui, en 1098, lors de la première croisade, tomba amoureuse d’un guerrier musulman ; à travers la résistance de femmes africaines qui, dans le pays masaï, ne lâchent rien ; à travers les messages sibyllins de vieilles femmes réputées muettes qui charrient les poubelles dans les rues des villes.
L’Histoire n’est décidément pas finie, le jour nouveau se lève, sur les décombres de l’ancien régime, avec les doutes et les questions du nouveau, mais dans l’ivresse et l’amour qui, toujours, accompagnent la vie des hommes.

Extrait
J’ai toujours vécu comme ça, dans une brume immobile et souple, éternelle et fugace, confondant à la fin les douleurs du jour avec les couteaux de la nuit. Mais aujourd’hui, je me demande si ces instants et ces lieux, qui scintillent comme des joyaux de sang, ne nous seront pas arrachés, avec nos derniers lambeaux de visage, nos derniers maquis, nos dernières ruses.

À propos de l’auteur

Serge Noël

Serge Noël, né en 1956, l’année du Bois du Casier et du vingtième Congrès de Moscou, est éducateur depuis trente-cinq ans dans les quartiers populaires de Bruxelles.
Son travail d’écrivain, depuis 1979, est un cheminement le long d’une écriture poétique bousculée, touffue, métisse de nuit et de grand jour, d’obscurité et d’éclat, de dérision et de gravité, de rêve et de constats sociaux, qu’ont aimée des poètes comme Marcel Mariën, Albert Ayguesparse, William Cliff, Jacques Izoard, Pierre Seghers.
Authentique paresseux qui ne se fatigue que par passion, il trouve le temps de militer dans les mouvements pacifistes, antiracistes, féministes, et d’exercer son métier d’éducateur, tour à tour dans les rues, en maisons de jeunes, dans des écoles, et aujourd’hui dans le cadre d’un projet multiple avec des jeunes de quartiers du centre de Bruxelles, de création d’une maison de jeunes gérée par eux, de création culturelle et de diffusion des écrits populaires et urbains, de solidarité et de soutien aux migrants en Belgique et au Maroc.

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