Commencer par le soir
Françoise Lison-Leroy
Photos de Sylvie Derumier
Esperluète / coll. Livres
Photographie, Récits
11 x 19 cm / 88 pages
ISBN 978-2-930223-33-2
2002
14,70 €
Disponible
Dist. : Autodistribution
chez l'éditeur

Françoise Lison-Leroy réunit ici un ensemble de textes, autant de fragments qui se répondent et se mêlent. Régulièrement, elle propose ou rappelle de
« commencer par le soir » pour aller de l’avant.
On y rencontre des « femmes qui n’y vont pas par quatre chemins », un homme du soir, un autre qui écrit des lettres… On s’imaginera retrouver ces figures au fil des pages, des lieux évoqués, des sentiments partagés ou défaits. On retrouvera, à travers cette écriture tissée, les thèmes qui sont chers à l’auteur, ou mieux, qui lui sont essentiels.

S’il est vrai que la photographie parle de l’instant, Sylvie Derumier nous montre ici qu’elle peut aussi relayer la mémoire. Elle parle de l’enfance, de la frontière, de la nature, de ce qui se détruit, de ce qui vit… autant de thèmes qui épousent parfaitement le livre.

Extrait :
Et si l’on commençait par le soir ?
Depuis toujours, des femmes et des hommes font un pas en arrière.
Dans la grande chorégraphie, ils osent tendre un fil entre le monde et eux.
Depuis toujours, des poissons nagent à contre-courant, des tracteurs roulent à reculons, phares éteints.
Et le fleuve rêve de ruisseaux promeneurs.
Dans les maisons, des photos d’hier éclairent l’avenir. Ce n’est pas vrai qu’elles veillent.

À propos de l’auteur

Françoise Lison-Leroy

Françoise Lison-Leroy vit en Belgique. Elle y est née en 1951, dans un village du Pays des Collines. Elle habite près de Tournai, où elle enseigne le français et participe à la page culturelle du journal Le Courrier de l’Escaut.

Elle publie de nombreux livres de poésie et quelques recueils de nouvelles. Avec Pays géomètre (L’Age d’Homme, 1991), elle a obtenu le prix Max-Pol Fouchet. Ses Histoires de Petite Elle (Luce Wilquin, 1996) ont été rééditées par Labor (1999). Quelques ouvrages sont destinés aux enfants, tel Marie-Gasparine (Le Dé Bleu, 1999) . Dans Celle que l’été choisit (Rougerie, 1999), on trouve selon Carl Norac, “un souci aigu de la forme, un lent assolement des images, un impressionnisme de la concision”.

Aux Editions Esperluète, elle publie Sans mots, illustré par Anne Leloup, ainsi qu’un livre pour enfants, Je n’ai jamais dit à personne que, en collaboration avec Colette Nys-Mazure et Montse Gisbert, et le recueil Commencer par le soir, avec des photographies de Sylvie Derumier.

L’incisive, paru en 2005 chez Rougerie (F), a reçu le prix de littérature Charles Plisnier.

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