semira adamu
Jah Mae Kân
Tétras Lyre / coll. Lettrimage
Poésie
20.5 x 22 cm / 8 pages
ISBN 978-2-93049-4685
2002
8 €
Disponible
Dist. : Esperluette
chez l'éditeur

Extrait:

….et quand quelque nègre quelque peu rappeur
et quand quelque nègre parvenu quelque peu rappeur
et quand quelque nègre quelque peu rappeur embourgeoisé
quelque peu me râpe la peau quelque peu nègre
à rapper nègre que tout baigne
même pour nègres qui se plaignent
je me rougis je me retiens mais je réponds
tête de nègre / tête dénigrée, tête à claques /
tête à tabac / tête à sac / tête à souk, tête en vrac / tête à terre /
tête en terre / tête ad patres
je me retiens / mais je réponds
chair à canon / chair en lambeaux / chair en charpie
mais je réponds / mais je réponds
chant sans éclat / chant sans colèèèèère /
chant sans colèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèère
chant sans prooomeeeeeeeeeeeeeeeeeeeessssssse.

Critique:

La révolte et le chagrin guident l’incantation qui sonne comme un hymne à une figure emblématique. Alors que les poètes de la négritude, dans la mouvance de Senghor et de Damas, exaltent la femme dans son rôle d’amoureuse, dans son statut de mère, Jah Mae Kân célèbre le combat de Semira. Heures précieuses, instants d’appel et de lutte, agonie confisquée: «J’ai voulu souligner qu’elle est morte en résistante. Aujourd’hui, en Afrique, les femmes sont à l’avant-garde du développement, elles font avancer les choses. Elle aussi, Semira, était capable de faire front.

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