jaipastuegerard
Laurence Kleinberger
Éditions du Basson
Roman
14 x 20.5 cm / 232 pages
ISBN 978-2-930582-53-5
2017
18 €
Disponible

Paris. Franckie se réveille la tête dans le coaltar et les yeux rivés sur… un cadavre. Ou deux. Elle ne sait pas où elle est ni à qui appartiennent… enfin, appartenaient, ces tronches en bouillie.

Tout va alors s’enchaîner très vite. Des morts à la chaîne, des « Schnocks » pleins de biftons, de troubles expériences de sites de rencontre, un étrange psy opportuniste, une meute de carpes fluorescentes, une constipation chronique aux conséquences spectaculaires…

Des dizaines de pépites, aussi folles que crédibles, que Franckie, battante mélancolique, déballe sans retenue, et pour notre plus grand plaisir, dans cette tendre confession.

Le kiki du mec. Il est sorti miraculeusement intact du carnage et émerge de ce corps ensanglanté comme un petit bonhomme triste et tout fripé.
Je le connais bien ce petit gars-là, il m’a souvent habitée et je l’ai beaucoup travaillé. Ah ! J’en ai mis du cœur à l’ouvrage sur cette bite qui ne palpite plus du tout sous mon regard. Une bite froide, recroquevillée par la peur. Une bite toute fripée. C’est bien elle, c’est la bite de Gérard.
Je retourne vomir.

Être dans le coaltar au réveil, ça arrive. Découvrir un corps en bouillie à ses côtés, plus rarement. Se rendre compte qu’il y a des jambes et des bras pour deux cadavres, ça doit rendre nerveux. C’est pour cela qu’elle vomit, Franckie.
Ce pourrait être le début d’un roman noir, très noir, voire sordide et pourtant… On sourit, on rit de bon cœur, on éclate de rire même !
D’une écriture fraîche, directe, incisive, décalée, Laurence Kleinberger nous prend par la main et… impossible de résister ! On dévore littéralement ce roman qui nous entraîne dans une histoire rocambolesque où, de rencontres improbables en situations cocasses, notre brave héroïne, Franckie Apfelstrudel, nous plonge dans l’engrenage délirant de ses folles aventures.
À la fin de ce délicieux voyage, on referme le livre de bien belle humeur mais avec aussi un sentiment tout particulier, celui qui nous fait dire que l’humour le plus fort est celui qui surgit du désespoir ou, à tout le moins, de la mélancolie.

À propos de l’auteur

Aucune information concernant cet auteur

Du même auteur

Aucun autre livre de cet auteur