dumasbrinvilliers
Les crimes célèbres
Alexandre Dumas
Lecture intégrale
Autrement dit
Livre audio
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ISBN 2874450112
2012

Disponible

Marie Madeleine Dreux d’Aubray, marquise de Brinvilliers, née le 2 juillet 1630, rendue célèbre par l’Affaire des poisons, fut jugée le 16 juillet 1676 et exécutée le lendemain pour empoisonnement.Fille d’Antoine Dreux d’Aubray , lieutenant civil du Châtelet de Paris à l’époque de la Fronde (il apparaît à ce titre dans les Mémoires du cardinal de Retz), sa réputation sulfureuse lui prête des relations incestueuses avec ses frères dès l’âge de 7 ans.
Elle se marie en 1651 à Antoine Gobelin, marquis de Brinvilliers, mestre de camp, joueur ; des témoignages contemporains nous la présentent à l’époque comme un joli brin de femme avec un air d’innocence désarmant. Elle succombe aux charmes de Godin de Sainte-Croix, un officier de cavalerie passionné par l’alchimie, qui lui est présenté par son mari. Ce dernier n’a guère le temps de s’occuper de cet adultère car il doit fuir la France, poursuivi par ses créanciers ; mais Dreux d’Aubray, irrité de la conduite de sa fille, fait emprisonner en 1663 le séducteur à La Bastille ; c’est là que Sainte-Croix noue une relation avec un compagnon de cellule, l’empoisonneur italien Exili, qui faisait métier de composer des poisons, et avait déjà commis de nombreux empoisonnements. À sa sortie, il retrouve sa maîtresse et lui enseigne l’art qu’il vient d’apprendre, et dans lequel elle se perfectionne en empoisonnant des pauvres qui viennent lui demander la charité ou des malades qu’elle visite à l’hôpital. Devenue experte elle réussit à empoisonner successivement son père (en 1666), ses frères et sa sœur (en 1670) afin de faire disparaître les obstacles à sa liaison et de s’assurer l’héritage familial. L’autopsie suggère la cause de la mort mais les coupables ne sont pas inquiétés.
Après des tentatives présumées d’empoisonnement de son mari et de son amant Sainte-Croix, ce dernier prend peur et enferme des preuves de la culpabilité de sa maîtresse dans une cassette “à n’ouvrir qu’en cas de mort antérieure à celle de la Marquise”. Et malheureusement pour elle, il meurt en 1672. L’imagerie populaire attribue sa mort aux suites d’une expérience d’alchimie au cours de laquelle il a respiré des gaz empoisonnés, mais il n’en est rien. La cassette trouvée et ouverte, la Marquise est recherchée et s’enfuit successivement à Londres, puis aux Pays-Bas et en Flandre. Son complice La Chaussée, au contraire, est arrêté et torturé ; il passe une confession complète et périt sur la roue. Elle-même n’est condamnée que par contumace en 1673, elle est retrouvée dans un couvent à Liège et ramenée en France en 1676 par la ruse d’un exempt de police déguisé en prêtre. Sa tentative de suicide échoue et, après un long procès (29 avril – 16 juillet 1676) au cours duquel elle se refuse à tout aveu malgré la question qu’elle subit et les preuves de ses crimes découvertes parmi ses papiers, elle est condamnée à la décapitation, son corps devant être brûlé et ses cendres dispersées.

Ce n’est qu’après son procès, dans l’attente de son exécution, qu’elle accepte enfin de se confier à son confesseur, l’abbé Pirot. Elle est exécutée le 17 juillet 1676, et montre à cette occasion une piété qui impressionne la foule après avoir confondu son confesseur.

Son procès, sa condamnation et son exécution sont rapportées dans la correspondance de Madame de Sévigné ainsi que dans les Crimes Célèbres d’Alexandre Dumas.

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