Francesco Pittau
Les Carnets du dessert de lune
Poésie
14 x 16 cm / 112 pages
ISBN 978-2-930607-47-4
2018
14 €
Disponible

Francesco Pittau, infatigable cuistot d’une poésie al dente, sortie de la marmite de Dagda (chaudron de jouvence des Celtes anciens) avec cette fermeté, toutefois souple, qui n’attend qu’un filet d’huile, une gousse d’ail et une graine de piment de Cayenne pour vous mettre en appétit de lecture. Un régal, ou mieux encore un regalo, pour faire allégeance aux mannes de notre Sarde d’Outre-Sambre-et-Meuse. Un cadeau, donc, puisque tel est le sens de regalo en italien.
Pas étonnant puisque ce Gallo-Siculo-Sicane a nourri sa verve lectrice de la saveur naturelle et cependant subtile qui se dégage des merveilles inépuisables enchâssées dans le corps des textes sans chichi ni envolées lyriques d’un Reverdy, d’un Follain et d’un Godeau, géniaux poètes dédaigneux vis-à-vis de toutes les modes de passage.
Dans la gueule d’atmosphère de cette poésie-pour-tous (à l’exception de ceux qui ne savent la déguster que coupée de tranches de prouesses lexicales aromatisées au parfum d’esperluette) on peut même reconnaître le tendre et dangereux visage de l’amour, et celui de la Barbara de cette Brest, dont il ne reste rien.
Du coup, avec le bienveillant sourire gouailleur de Prévert, on peut entendre, au loin c’est-à-dire tout près de notre oreille interne
Ce grand cet immense
silence des villes
sous la pluie

dont Francesco nous gratifie.
Tendons l’oreille : on y reconnaîtra la vie, la vie, telle qu’en poésie l’instant furtif la change.
— Gil Jouanard, extrait de la postface

 
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À propos de l’auteur

Francesco Pittau

Né de parents inconnus et qui le sont restés (sauf de leurs voisins, amis, etc), Francesco Pittau a commencé à écrire, un jour, et s’arrêtera probablement un autre jour. Il espère voir encore une trentaine de 29 février.

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