labsente
Pierre Dancot
Illustrations d'Émilie Henry. Préface de Philippe Leuckx
Le Coudrier
Poésie
14 x 20 cm / 51 pages
ISBN 978-2-930498-66-9
2016
16 €
Disponible

Textes forts, poèmes crus, aigus, d’une extraordinaire sensibilité pour énoncer ce qu’un homme rarement revendique en l’amour : l’absence, l’ennui, la perte, l’extrême fragilité, le crâne lourd.
Une extrême sensualité de toucher et de cœur traverse ces poèmes et innerve une authentique corporéité : on sent le sang enfler, on sent la brûlure de l’absence, on sent sa tête lourde et l’âpreté au bord des choses.
Le chagrin sensible, la force de chacun de ses vers, le regard lucide sur ses territoires blessés (le manque, la peur de perdre, la timidité virile, les sens en éveil maximal) : tout cela nous donne une poésie nue, fraternelle, sans esbroufe, claire et transparente dans ses beautés
Qui vraiment tient l’autre comme une source vive, dont il n’arrive plus à s’abreuver ? Qui se donne ainsi toutes les fragilités du manque ?

Philippe Leuckx, extrait de la préface

Extrait

Je dépose tes lèvres à même la nuit
pour traverser tes hanches dans le sens du sang
Je ramasse à tes pieds la mie mourante de l’amour
Mon crâne capitule
Ta paume me tend jusqu’au vertige
Ta beauté se lie à ma défaite
La solitude est une femme aux dents longues

***

Une brume froide entaille mon crâne
Le lait du jour s’évapore
Elle est là sur le bord de la nuit
Je me réveille dans son absence
L’amour est une femme folle

À propos de l’auteur

Pierre Dancot

Né à Namur en 1971, Pierre Dancot a publié Zoé, petite princesse (Labor, 1998), la Femme Séquoia (L’Acanthe, 2000), le Cortège des crânes sourds (Le Coudrier, 2004) et les Enfances froides (Tétras Lyre, 2009). Gradué en communication et licencié en journalisme (ULB), il est aujourd’hui journaliste indépendant et enseignant dans le secondaire.

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