Alix Sacré
CFC-Éditions / coll. Lieux de mémoire
Architecture et urbanisme
15 x 22.5 cm / 96 pages
ISBN 978-2-87572-042-9
2019
18 €
Disponible

Ce livre propose un regard original sur le développement urbanistique de Bruxelles, mis en corrélation avec le déploiement du chemin de fer à Bruxelles dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Au milieu du XIXe siècle, les faubourgs de l’Est de Bruxelles (Schaerbeek et Saint-Josseten-Noode) connaissent un essor sans précédent : leur population s’accroît de manière exponentielle. Dans le même temps, la surface des terrains disponibles diminue.
Bruxelles est alors sur le point d’être reliée au Grand-Duché du Luxembourg par une nouvelle ligne de chemin de fer dont le terminus se situera au quartier Léopold. Cette ligne de chemin de fer sera, quelques années plus tard, reliée à la gare du Nord par un court tronçon établi à ciel ouvert. Il se situe au niveau des rues et traverse les communes de Bruxelles, Saint-Josse-ten-Noode et Schaerbeek. Ce « chemin de fer de ceinture » (autrement appelé « de raccordement ») génèrera rapidement des inconvénients.
Il se retrouve à la fois obstacle aux communications entre l’Ouest et l’Est des communes et frein à la croissance de celles-ci. Les protestations sont si nombreuses que le déplacement de la ligne et sa mise en déblai sont envisagés dès les années 1870. Ce déplacement ne sera totalement effectué qu’au début du XXe siècle, ce qui permettra de développer considérablement certaines parties de ces communes. À Bruxelles, le détournement de la voie rend aussi possible l’achèvement du quartier des Squares. À Saint-Josse-ten-Noode, les dernières terres encore vides de constructions voient enfin la naissance d’un nouveau quartier. À Schaerbeek, c’est le vieux centre villageois qui connaît un remaniement total, et c’est à cette occasion que sera aménagé le parc Josaphat. Le tracé de cette voie ferrée est ponctué également par la construction de plusieurs petites gares. Celles-ci seront appelées à devenir des pôles de croissance et de développement pour les quartiers alentours. Certaines joueront même un rôle important dans l’économie locale en approvisionnant petites entreprises et ateliers, pourtant la plupart ne connaîtront jamais le succès escompté.
À travers cet ouvrage, tout un pan du développement urbanistique resté assez méconnu de Bruxelles est analysé avec finesse. Les questions de la croissance et des barrières urbanistiques mais aussi les enjeux de mobilité qui sous-tendent cette période font aujourd’hui écho à des problématiques toujours d’actualité dans la ville contemporaine.

À propos de l’auteur

Alix Sacré

Née en 1993, Alix Sacré est diplômée en histoire contemporaine à l’Université libre de Bruxelles. Elle est actuellement assistante chargée d’enseignement à l’université Saint-Louis (Bruxelles), où elle donne cours à de futurs historiens et juristes. Présente depuis longtemps, sa passion pour l’histoire de Bruxelles, s’affute au cours de ses études d’histoire et se mêle petit à petit à un intérêt grandissant pour les mécanismes de construction et d’évolution des villes et pour les questions liées au patrimoine immobilier et à sa conservation. Dans cette optique, elle poursuit actuellement un master de spécialisation en urbanisme et aménagement du territoire à l’Université catholique de Louvain.

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