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Frédéric Boilet
Les Impressions Nouvelles / coll. Traverses
Bande dessinée
22 x 30 cm / 56 pages
ISBN 978-2-87449-077-4
2009
14 €
Disponible
Dist. : Harmonia Mundi

Un homme en quête de son passé, à la recherche d’un rêve d’enfant ; deux jeunes femmes curieuses et volontaires ; un violoncelliste, poète et serein, un peu fou ; l’astronome résident du Pic du Midi, mystérieux, clairvoyant ; deux enfants sur les toits de la cathédrale de Strasbourg : tous convergent, parfois sans le savoir, vers l’aube rare et matinale du rayon vert. « C’est que ce rayon, dit Jules Verne, a pour vertu de faire que celui qui l’a vu ne peut plus se tromper sur les choses de sentiment ; c’est que son apparition détruit illusions et mensonges ; c’est que celui qui a été assez heureux pour l’apercevoir une fois, voit clair dans son cœur et dans celui des autres. »

En 1985, alors jeune auteur de 25 ans, Frédéric Boilet a déjà publié deux ouvrages chez Bayard-Presse et Glénat. Il choisit de rompre résolument avec cette première époque et réalise le Rayon vert, paru en 1987 chez Magic Strip. Il y expérimente une méthode de travail qui est encore la sienne aujourd’hui, entre reportage de terrain, autobiographie et fiction, et pour laquelle il recourt à la photo et à la vidéo : l’ouvrage, très remarqué, marquera un tournant dans sa carrière. Épuisé depuis vingt ans, le Rayon vert paraît enfin dans une nouvelle édition, avec des couleurs restaurées et une postface détaillée, illustrée de documents inédits.

À propos de l’auteur

Frédéric Boilet

Né en 1960 à Épinal, Frédéric Boilet sort des Beaux-Arts de Nancy alors que paraît son premier livre (la Nuit des Archées, en collaboration avec Guy Deffeyes, 1983). Il collabore ensuite avec René Durand (les Veines de l’Occident, deux tomes chez Glénat), avant de rompre résolument avec cette époque en réalisant seul le Rayon vert, paru en 1987 chez Magic Strip. Il y expérimente une méthode de travail qui est encore la sienne aujourd’hui, et pour laquelle il recourt à la photo et à la vidéo : entre reportage de terrain et fiction, l’ouvrage, très remarqué, marquera un tournant dans sa carrière. 36 15 Alexia (Les Humanoïdes Associés, 1990) applique cette méthode à un récit d’inspiration autobiographique. La rencontre avec le scénariste Benoît Peeters oriente son travail vers des récits quotidiens teintés d’humour : Love Hotel (1993) et Tôkyô est mon jardin (1997) chez Casterman, et Demi-tour (1997) chez Dupuis.

Premier lauréat de la bourse annuelle de manga Kôdansha en 1993, Frédéric Boilet s’installe au Japon en 1997. En 2001, il organise l’Événement Nouvelle Manga à Tôkyô et publie l‘Épinard de Yukiko (Ego comme X), un ouvrage aujourd’hui traduit en neuf langues, puis Mariko Parade (en collaboration avec Kan Takahama, 2003). Ses bandes dessinées, illustrations et articles paraissent régulièrement dans la presse japonaise, aux tirages souvent extraordinaires (Big Comic, 900 000 ex., Asahi Shimbun, 8 millions d’exemplaires…), et seront rassemblés en France dans deux ouvrages : l’Apprenti Japonais (Les Impressions Nouvelles, 2006) et Elles (Ego comme X, 2007).

Premier auteur occidental à avoir réussi à s’imposer au Japon, il joue au fil des années un rôle de plus en plus actif entre BD et manga, adaptant en français Quartier lointain de Jirô Taniguchi ou l’Homme sans talent de Yoshiharu Tsuge, en japonais Petit Vampire de Joann Sfar ou l’Ascension du Haut Mal de David B. De 2004 à 2008, il crée et dirige successivement les collections Sakka et Sakka Auteurs chez Casterman, présentant pour la première fois en Occident les ouvrages de quelques uns des meilleurs auteurs de la bande dessinée japonaise, comme Kiriko Nananan ou Kyôko Okazaki.

 

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