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Luc Delisse
Les Impressions Nouvelles / coll. Traverses
Roman
14.8 x 21 cm / 288 pages
ISBN 978-2-87449-049-1
2008
19 €
Disponible
Dist. : Harmonia Mundi

À l’automne de 1997, un poète hermétique désargenté se laisse détourner de ses travaux pour entrer dans un cabinet ministériel. C’est la rencontre fortuite avec un homme politique en pleine ascension qui lui ouvre cette porte. Il n’avait jamais prévu jusqu’alors de s’attacher au service de l’État. Chargé officieusement de régler quelques dossiers compliqués qui font désordre sur la table du ministre, il vole de surprise en surprise, et apprend le métier sur le tas. Il exécute les missions étranges dont il est chargé avec un mélange de fougue et d’aveuglement qui dépasse largement l’attente de son employeur. Parfois désavoué, parfois félicité discrètement, il finit par se prendre au jeu.

Mais à force de ne traiter que des dossiers dérisoires, il cesse de se méfier, au moment où arrive entre ses mains, comme une carte forcée, un dossier véritablement explosif. Ainsi, la succession de petites aventures sans lendemain va déboucher sur la découverte d’un secret majeur, peut-être mortel.

Dix ans ont passé depuis ce dernier dossier, jamais refermé. On peut supposer qu’il y a prescription. Le moment est venu de repasser toute l’histoire en revue, jusqu’à son implacable fin. Tous les personnages qui se sont occupé de cette affaire sont confrontés au drame – certains y laisseront leur vie.

En lisant ce roman, nous comprenons mieux que la Belgique n’est le pays de la bière, de l’Art nouveau et de Jacques Brel que pour les touristes. C’est surtout le royaume des faux-semblants : un labyrinthe qui n’a pas de centre et dont on ne ressort pas. Au moment où ce petit pays traverse des convulsions qui remettent en cause son existence, un des ressorts cachés de la crise nous est enfin révélé.

L’auteur, qui a vécu une longue jeunesse en Belgique, et qui l’a quittée il y a dix ans, ne raconte pas sa vie, mais une aventure imaginaire inspirée de ce qu’il a vu et constaté par lui-même. Son personnage, à la fois lucide et naïf, est confronté à une réalité tortueuse, et affronte les rouages d’une machine infernale.

Le Testament belge, c’est John le Carré au pays de Magritte.

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