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Gilles Sebhan
Les Impressions Nouvelles / coll. For intérieur
Récit
14.5 x 21 cm / 144 pages
ISBN 978-2-87449-215-0
2014
13 €
Disponible
Dist. : Harmonia Mundi

Stéphane Mandelbaum, peintre né en 1961 à Bruxelles, est assassiné à la fin de 1986 par ses complices, après le vol d’un Modigliani. Son corps sera retrouvé, défiguré par l’acide, à demi caché dans un terrain vague de la banlieue de Namur. Le jeune peintre, dessinateur prodige, personnage charismatique et déroutant, laisse une œuvre où s’enchevêtrent les thèmes violents : portraits de nazis ou d’artistes à la vie brève, scènes pornographiques, inscriptions provocantes. Pasolini, Bacon, Rimbaud ou Pierre Goldman, autant de vies violentes qui semblent annoncer la mort tragique du peintre.

Gilles Sebhan a voulu revenir sur les conditions de ce drame et au-delà sur ce qui fait de Stéphane Mandelbaum un artiste à la fois méconnu et exceptionnel, qu’on a pu comparer à Jean-Michel Basquiat mais aussi à certains représentants de l’art brut. Pour ce portrait d’artiste, à la fois récit biographique et analyse picturale, il a rencontré les principaux témoins de sa vie, sa famille, ses amis, ses maîtresses et n’a pas cherché à privilégier une version des faits mais à montrer l’impossible vérité de Stéphane Mandelbaum.

À propos de l’auteur

Gilles Sebhan

Né en 1967, Gilles Sebhan vit et travaille à Paris.
Ses quatre premiers romans sont en grande partie autobiographiques. Haut Risque décrit ainsi les relations amoureuses d’un professeur de collège avec l’un de ses élèves, tandis que Presque gentil (Denoël, 2005) explore les frontières persistantes entre hétérosexualité et homosexualité pour un jeune ouvrier égyptien. Avec la Dette (Gallimard, 2006), publié en 2006, Sebhan s’interroge sur son père qui a porté l’étoile jaune pendant l’Occupation et a participé à la guerre d’Algérie dans l’armée française. Il y établit un parallèle entre la vérité sur le père et la vérité sur soi. La figure du père est à nouveau sollicitée dans son roman suivant, Fête des pères (Denoël, 2009), qui brosse le portrait d’un tueur en série. En 2010, Sebhan choisit de rendre hommage, dans Tony Duvert, l’enfant silencieux (Denoël), à l’écrivain Tony Duvert encensé dans les années 1970 avant de tomber dans un silence et un isolement que tente de comprendre Sebhan. Son ouvrage suivant, Domodossola, le suicide de Jean Genet (Denoël, 2010), est consacré à Jean Genet et trace un parallèle entre le suicide en 1964 de l’amant de l’écrivain, Abdallah Bentaga, et l’abandon par Sebhan de son jeune amant Majed.

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