LES CERFS couverture def
Françoise Lison-Leroy
Dessins d'Anne Leloup
Esperluète / coll. Livres
Récit
11 x 19 cm / 64 pages
ISBN 978-2-35984-052-0
2014
14 €
Disponible
Dist. : Autodistribué.

Quelqu’un, quelqu’une (sait-on jamais, quand la détresse fait son œuvre) s’en va, longeant la voie ferrée qui pourfend la tempête. Une course, une traversée, un temps mort-vivant. Et la halte bienvenue, là où personne n’a lieu.

Au départ d’un fait réel, la rencontre lumineuse d’une errante d’aujourd’hui, Françoise Lison-Leroy a construit un récit poétique qui court vers une autre présence. Une voie ferrée, un petit bois, la vie sauvage… et cet autel de campagne, dédié à un accidenté de la route.

Ce texte, entre récit et poésie, raconte l’histoire qui naît lorsque le réel éclate et qu’une fuite en avant le remplace, quand le chagrin prend le dessus sur la vie. Il raconte un homme, ou une femme, qui vit de vide et du bruit du train, s’installe dans un petit bois, là où un jeune père est mort d’un accident de la route ; deux histoires bien réelles se croisent. C’est à la lecture des traces de bords de chemin – abris de fortune, cartons empilés, petit bouquet ou photo jaunie… – que ces vies brisées se révèlent. Ces traces ne parlent pas toujours aux vies pressées, il faut l’œil du poète pour les lire et les comprendre.

Françoise Lison-Leroy construit son récit de ces histoires glanées, elle en fait un « moment en mots » En parallèle, les dessins d’Anne Leloup glanent le temps qui passe : ombre portée, brindilles, traces… de ce qui se passe au ras du sol, que l’on choisit de voir ou de piétiner.

À propos de l’auteur

Françoise Lison-Leroy

Françoise Lison-Leroy vit en Belgique. Elle y est née en 1951, dans un village du Pays des Collines. Elle habite près de Tournai, où elle enseigne le français et participe à la page culturelle du journal Le Courrier de l’Escaut.

Elle publie de nombreux livres de poésie et quelques recueils de nouvelles. Avec Pays géomètre (L’Age d’Homme, 1991), elle a obtenu le prix Max-Pol Fouchet. Ses Histoires de Petite Elle (Luce Wilquin, 1996) ont été rééditées par Labor (1999). Quelques ouvrages sont destinés aux enfants, tel Marie-Gasparine (Le Dé Bleu, 1999) . Dans Celle que l’été choisit (Rougerie, 1999), on trouve selon Carl Norac, “un souci aigu de la forme, un lent assolement des images, un impressionnisme de la concision”.

Aux Editions Esperluète, elle publie Sans mots, illustré par Anne Leloup, ainsi qu’un livre pour enfants, Je n’ai jamais dit à personne que, en collaboration avec Colette Nys-Mazure et Montse Gisbert, et le recueil Commencer par le soir, avec des photographies de Sylvie Derumier.

L’incisive, paru en 2005 chez Rougerie (F), a reçu le prix de littérature Charles Plisnier.

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