Rives du Congo Tétouan
Annemarie Schwarzenbach
Traduit de l'allemand (Suisse) par Dominique Laure Miermont. Illustrations de l'auteur
Esperluète / coll. Livres
Poésie
11 x 19 cm / 96 pages
ISBN 978-2-930223-64-3
2005
15 €
Disponible
Dist. : Autodistribution
chez l'éditeur

Rives du Congo et Tétouan sont deux cycles de poèmes qui ont été écrits en 1942 par Annemarie Schwarzenbach lors de son voyage en Afrique. Ils reflètent particulièrement bien la personnalité tourmentée de cette voyageuse hors du commun.
Reporter-photographe, elle a, dans les années 30, enquêté aux États-Unis au plus près des populations frappées par la crise, et réalisé en compagnie d’Ella Maillart l’exploit d’un voyage automobile jusqu’en Afghanistan. Parallèlement s’est édifiée son œuvre d’écrivain : romans, nouvelles, récits et poèmes. Des amitiés et des amours l’ont violemment enflammée et meurtrie ; la morphine l’a souvent dévastée. Dans le sillage de Klaus et Erika Mann, ses amis, elle s’est engagée très tôt et de toute sa vigueur contre le nazisme.
« Ce qui l’a conduite au Congo, c’est précisément le désir de rejoindre les forces de la France libre, et d’œuvrer à leurs côtés en tant que correspondante de guerre. Au Maroc, l’année suivante, elle est allée rejoindre, après une séparation de cinq ans, son mari Claude Clarac, diplomate français, qui se trouve dans l’inconfortable position d’avoir à servir la France de Vichy. Les deux séjours sont marqués par une grande intensité affective et intellectuelle. Ils correspondent au moment de l’œuvre où la forme poétique tend à prendre le pas sur les autres, où même le roman finit par tourner au poème. Il semble bien que dans l’ensemble de poèmes qu’elle écrit alors, et qui sont ici réunis, une voix intérieure ait trouvé façon de s’exprimer à plein. »

Édition bilingue allemand-français.

Extrait :
Briser maintenant le coquillage
Qui selon d’antédiluviennes croyances
           [ renferme des trésors,
bruit de la mer, perles noires, et apaise
           [ les nostalgies.
Pesez-le encore une fois au creux
           [ de la main : ce n’est rien.
Muet le bourdonnement, lointain
           [ le déferlement des vagues,
– et la fraîcheur montant à l’aube de la vallée
humide et ombragée, la lumière
           [ sur les sommets,
le velouté des verts pâturages, – comme
           [ je les ai aimés !

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