patagonie_
Nacho Carranza
Escales des lettres
Nouvelles
12 x 19 cm / 160 pages
ISBN 978-2-85920-860-8
2011
13 €
Disponible

Un homme revient chez lui à la mort du père qu’il n’a pas connu et découvre un frère sosie et une famille parallèle à la sienne. Un peintre abstrait vit une passion folle avec une femme qui finit par le quitter, vexée de ne pas être peinte sous les traits figuratifs de sa beauté. Un célibataire endurci voit son univers finement réglé voler en éclats à l’arrivée dans sa vie d’une femme libre… et en découvre le paradoxal bonheur.
Toute vie est un roman, dit-on. Ou une mosaïque d’histoires. Celles de Nacho Carranza composent, entre passion et déraison, entre tendresse et perplexité, le curriculum vitae imaginaire de quelqu’un qui lui ressemble. Elles s’entremêlent et se croisent pour mieux nous parler de la vie, de l’amour, du vent qui souffle à n’en plus finir sur la Patagonie…

Extrait

Ces voyages dans ma mémoire se sont passés à une vitesse proche de l’instantanéité, en une infime fraction de milliseconde. Et je me retrouve là, dans ma flaque boueuse, abandonné à la délicieuse incertitude du monde. Je songe alors aux passions s’immisçant dans le quotidien de nos labiles existences. À nos faits et gestes se répétant, se dédoublant, se reflétant. Au travail subtil du destin jouant avec les coordonnées de nos vies. À nos rencontres.

À propos de l’auteur

Nacho Carranza

Nacho Carranza est né à Rio Negro, en Patagonie argentine.

Étudiant en droit et militant actif contre la dictature militaire, obligé de quitter son pays en 1978 alors qu’autour de lui ses amis tombent comme des mouches, assassinés ou disparus – lui, il l’échappe belle, à deux reprises.
Installé à Bruxelles, il fait des études de cinéma, écrit et réalise quelques films, se consacre ensuite à l’enseignement. A la mort inopinée de son père, en 1983, il décide de devenir, un jour, écrivain (« car personne ne pourra écrire sur mon père, sinon moi »). Paul Auster semble l’avoir écouté qui écrit sur ce même sujet, peu de temps après, L’invention de la solitude. Un livre qui le marque. Pendant des années, il va écrire dans sa tête – et par un effet de contamination inconscient ses scénarii de film vont devenir trop « littéraires » au goût des producteurs.
La vie va vite, les années passent, et l’écriture romanesque se laisse désirer. En 2006, à la naissance de son dernier enfant, convaincu des relations intimes et clandestines entre création et procréation, il se sent mûr pour s’attaquer à la feuille blanche… et la noircir ! Ce sera en espagnol, sa langue maternelle, pense-t-il… mais non ! Car 28 ans après son arrivée en Belgique, incapable alors de demander en français le chemin de l’hôtel, la langue française s’impose à lui comme langue de création.
Souffle en mon cœur… est son premier livre. Il prépare un roman, Pris dans le rêve de l’autre.

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