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Yves Budin
Les Carnets du dessert de lune / coll. Pièces Montées
Livre illustré, Poésie
18 x 25 cm / 88 pages
ISBN 978-2-930235-95-0
2010
25 €
Disponible
Dist. : Autodistribué
chez l'éditeur

Il y avait eu le remarqué Visions of Miles en 2007, aux mêmes éditions. On passe de la musique à l’écriture, du jazz au beat. Avec exactement les mêmes ingrédients qui marchent tout aussi bien : des illustrations très modernes, esprit BD, et des textes poétiques retraçant l’itinéraire de l’écrivain : tout Jack Kerouac, de ses parents à sa disparition. On peut parler de « monographie expressionniste », en effet. Il y a les visions dessinées du personnage d’un côté et de tous ses acolytes. Et de l’autre, le point de vue intime de l’auteur revisité par Yves Budin qui nous parle de Kerouac, non pas de façon didactique, bien qu’il nous en apprenne quand même sur le bonhomme, mais d’une manière si personnelle qu’on est à la fois dehors et pas mal dedans, le saisissant de l’extérieur et le comprenant presque de l’intérieur. Il y a le mythe Kerouac, avec son livre fondateur « Sur la route » et tout ce qu’il y a autour, ses défonces, ses amours et surtout ses compagnons de la Beat Generation, comme autant de monstres sacrés : Allen Ginsberg, William Burroughs, Neal Cassady, Gary Snyder… pour ne citer que les plus célèbres. On a beau connaître l’histoire, on a encore envie de la relire et celle-ci sous la plume alerte et critique d’Yves Budin est une des meilleures qui soit. Le livre, si bien illustré se dévore comme un récit poétique, si cela existe. Kerouac : 1922-1969. On traverse le plus gros du XXè côté américain. De la fin de la première guerre mondiale à la guerre du Vietnam. Son influence va toucher et doucher les générations suivantes. Le sportif va finir gros Jack. Un bouquin à lire et à voir.

À propos de l’auteur

Yves Budin

Né à Liège en 1974, Yves Budin est dessinateur, peintre et illustrateur autodidacte.
Fan de musiques, de littératures — bref, fan de voyages —, il a appris à dessiner en s’abîmant corps et âme dans la collection de bandes dessinées de son père. La collection de livres d’art de son frère lui a ouvert les portes de l’expressionnisme. Alberto Breccia et Hugo Pratt lui ont appris que l’on pouvait dessiner en noir et blanc. La littérature américaine l’a initié aux grands voyages ; celle de la beat generation, au monde du jazz.
Bio, infos, expos et travaux : www.yvesbudin.com

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