vivi-couv-recto-219x300
Aurélia Aurita, Frédéric Boilet
Les Impressions Nouvelles / coll. Jeunesse
Bande dessinée
19 x 26 cm / 96 pages
ISBN 978-2-87449-117-7
2011
16 €
Disponible

L’histoire vraie de vraie de Victorine des Vosges, l’enfant sauvage qui ne voulait pas porter de culotte !

« Vivi, elle habite dans un terrier, comme les renards. Un jour, les chasseurs l’attrapent et l’emmènent en prison, et puis chez une maman. La maman veut lui mettre la culotte, mais Vivi veut pas. »

Vivi des Vosges est la première œuvre en commun du couple Aurita-Boilet. Destiné aux enfants, il reste fidèle à l’esprit impertinent et frondeur des auteurs et réjouira aussi les adultes.
Vivi des Vosges est la traduction libre et fraîche d’une figure culturelle emblématique : l’enfant sauvage, devenue ici une petite fille, Victorine, qui a grandi dans la forêt. Intemporelle, son histoire revisite avec humour et sensibilité le mythe déjà illustré par François Truffaut (l’Enfant sauvage) ou Werner Herzog (l’Énigme de Kaspar Hauser).
Grâce à un usage tout à fait original de la couleur – n’est coloré que ce que connaît et identifie Vivi, à commencer par elle-même, mais aussi la nature, tout ce qui lui est étranger restant en noir et blanc : les chasseurs, l’école, la nounou… et la culotte ! – le livre est une très jolie façon d’initier les enfants au respect de la différence. C’est aussi une mise en question, sur un mode primesautier, des contradictions de nos sociétés et de leur conformisme, dont Victorine saura s’affranchir devant un coucher de soleil flamboyant.

À propos de l’auteur

Frédéric Boilet

Né en 1960 à Épinal, Frédéric Boilet sort des Beaux-Arts de Nancy alors que paraît son premier livre (la Nuit des Archées, en collaboration avec Guy Deffeyes, 1983). Il collabore ensuite avec René Durand (les Veines de l’Occident, deux tomes chez Glénat), avant de rompre résolument avec cette époque en réalisant seul le Rayon vert, paru en 1987 chez Magic Strip. Il y expérimente une méthode de travail qui est encore la sienne aujourd’hui, et pour laquelle il recourt à la photo et à la vidéo : entre reportage de terrain et fiction, l’ouvrage, très remarqué, marquera un tournant dans sa carrière. 36 15 Alexia (Les Humanoïdes Associés, 1990) applique cette méthode à un récit d’inspiration autobiographique. La rencontre avec le scénariste Benoît Peeters oriente son travail vers des récits quotidiens teintés d’humour : Love Hotel (1993) et Tôkyô est mon jardin (1997) chez Casterman, et Demi-tour (1997) chez Dupuis.

Premier lauréat de la bourse annuelle de manga Kôdansha en 1993, Frédéric Boilet s’installe au Japon en 1997. En 2001, il organise l’Événement Nouvelle Manga à Tôkyô et publie l‘Épinard de Yukiko (Ego comme X), un ouvrage aujourd’hui traduit en neuf langues, puis Mariko Parade (en collaboration avec Kan Takahama, 2003). Ses bandes dessinées, illustrations et articles paraissent régulièrement dans la presse japonaise, aux tirages souvent extraordinaires (Big Comic, 900 000 ex., Asahi Shimbun, 8 millions d’exemplaires…), et seront rassemblés en France dans deux ouvrages : l’Apprenti Japonais (Les Impressions Nouvelles, 2006) et Elles (Ego comme X, 2007).

Premier auteur occidental à avoir réussi à s’imposer au Japon, il joue au fil des années un rôle de plus en plus actif entre BD et manga, adaptant en français Quartier lointain de Jirô Taniguchi ou l’Homme sans talent de Yoshiharu Tsuge, en japonais Petit Vampire de Joann Sfar ou l’Ascension du Haut Mal de David B. De 2004 à 2008, il crée et dirige successivement les collections Sakka et Sakka Auteurs chez Casterman, présentant pour la première fois en Occident les ouvrages de quelques uns des meilleurs auteurs de la bande dessinée japonaise, comme Kiriko Nananan ou Kyôko Okazaki.

 

Aurélia Aurita

Aurélia Aurita est née en 1980 en région parisienne. Parallèlement à des études de pharmacie, elle débute une carrière de dessinatrice de BD, publiant ses premières histoires courtes dans Fluide glacial. Paru en 2001, Angora, livre sensuel et troublant, est immédiatement remarqué par la critique. Invitée à participer au collectif Japon, paru fin 2005 simultanément en français, en japonais et en cinq autres langues, elle se rend une première fois dans l’Archipel. C’est le coup de foudre. C’est à Tôkyô qu’Aurélia Aurita réalise les surprenantes pages de Fraise et Chocolat. Paru en français en mars 2006 puis en trois autres langues, l’ouvrage reçoit un accueil exceptionnel.
Fraise et Chocolat 2 paraît en 2007, suivi de Je ne verrai pas Okinawa en 2008, qui raconte les déboires de l’auteure avec les services d’immigration japonais. Tenue d’écourter son séjour, la jeune dessinatrice rentre définitivement en France début 2008, et s’installe discrètement dans les Vosges aux côtés de son compagnon Frédéric Boilet.
Au centre de l’attention médiatique, Aurélia Aurita publie en 2009 Buzz-moi, qui retrace de manière vive et drôle comment elle vécut ce tourbillon suscité par le succès de ses albums.

Du même auteur

LAP! LAP!
Un roman d'apprentissage
Aurélia Aurita
Les Impressions Nouvelles / coll. For intérieur
Roman graphique
14.5 x 21 cm / 144 pages
ISBN 978-2-87449-185-6
2014
15 €